détournement des mots

Sur le socialisme, communisme, l'anarchie, laïcité, démocratie et autres vertus bafouées, transgressées.

Le terme « mutuelle » désigne de nos jours ces établissements d'assurance complémentaires ; on devine le sens : on y met tous notre argent et quand on a un problème, ils nous payent les dégâts ! l'Etat aurait donc délégué tous les besoins de mutualité du peuple ?

Si l'on faisait un de leurs fameux sondage aujourd'hui, le socialisme serait ce parti politique sanctifié par mitterand, dont les idées seraient difficiles à résumer, et différentes pour chaque personne. Les références aux actuels porte-paroles du fameux parti parfois encore majoritaire sont loin de ce qu'ont prôné les premiers socialistes du début du siècle, bien avant déjà l'éclatement du pourtant oublié SFIO.

Selon l'idée reçue encore, le communisme est ce mouvement rouge éteint avec marchais, dont l'idéal était la société d'europe de l'est des années 80. Le stalinisme et le maoïsme sont les refouloirs de masses, et sont définis comme les aboutissements du marxisme ou autre. On est donc loin du communisme du XIX° siècle !

Dire de quelqu'un qu'il est matérialiste l'entache d'une image négative d'emblée ; l'excès de religion dans la transmission du savoir a eu le temps de corrompre ce courant du matérialisme épicurien (qui ne désignait pas ceux qui s'attachent à la matière, mais ceux qui estiment que la matière nait de la matière, inhibant le principe de tout dogme faisant intervenir la spiritualité (nos religions !).

Il en va de même pour l'épicurien : en rien Epicure ne s'adonnait nuit et jour à de quelconques orgies. il jeûnait souvent et ne mangeait souvent que des fayots (du reste son surnom de l'époque), mais faisait bombance quand cela s'y prêtait (nul besoin d'attendre un jour meilleur après la mort) ; son grand tort fut d'expliquer qu'il n'y a rien après la mort, ce qui réprouve et révoque totalement toute religion ! il fut pourtant bien à la mode jusqu'à Lucrèce, qui en l'an , se réclame encore de son école, puis que les catholiques l'envoie aux oubliettes (98% de ses écrits ont disparus, on en a retrouvé 1% récemment et par hasard dans les poubelles de la bibliothèque du Vatican, des "sentences" ironiquement intitulés "vaticanes" !).

La déviance du terme démocratie n'est plus ici à démontrer ; notre république parle de démocratie en désignant une aristocratie, puisqu'elle est représentative ! la véritable démocratie ne peut être que participative, la nuance est un pléonasme, son besoin la preuve que les mots sont déviés.

anarchie : jusqu'à la devise "ni dieu ni maître", tout le monde s'entend ; mais hélas l'idée que la masse se fait de cette devise est le chaos, la violence, la loi du plus fort exacerbée, car il n'y a pas de loi ; hors c'est faux, anarchie ne veut pas dire pas de loi, juste pas de maître ... ni de dieu ;) ! cela n'empêche en rien une législation, comme de nombreux anarchistes en ont proposé.

Il suffit d'entendre l'église catholique parler et défendre la laïcité pour se rendre compte qu'il y a une petite méprise sur son sens profond : cela veut pourtant dire la religion en privée (à la maison), et loin de tout débat public (législatif, financier surtout, ...).

Chomsky dénonce : le mot mondialisation a été récupéré par une "petite élite politique et économique" pour désigner une intégration internationale qui privilégie les droits des investisseurs. L’intérêt de cette récupération est que ceux qui s'opposent à cette version de la mondialisation peuvent être désignés comme étant "anti-mondialisation", c'est-à-dire comme des gens qui, en gros, veulent revenir à la préhistoire.

à l'école on était instruit et non éduqué ;

"coût du travail" remplace "salaire", et "charges" sociales au lieu de "cotisations" sociales ; cette page dénonce trente années de convergence politique entre la droite et la gauche qui ont banalisé ces expressions, la vision du monde qu'elles véhiculent et les conséquences sociales qu'elles induisent.

De même que OGM stipulait à l'origine "organisme génétiquement manipulé" et non modifié, petite nuance non négligeable, car la nature modifie elle-même les gènes sans cesse, mais pas à la même vitesse ni ampleur.