sur la dette publique

pour ou contre le remboursement de la dette publique ?

voici une analyse assez simple copiée d'un commentaire d'un internaute ; j'ai surligné en gras 3 passages qui me semblent importants dans son développement :

"Oui, l’épargne, c’est six fois la dette publique, Mais ->

Je vois comme ça ->

Il y a trois postes monétaires (et plus, mais ici  on n’en regarde que trois) :

a : la dette publique (de l’état et des communautés publiques ; cf 123 Lisbonne) b : la dette privée ( personnes, entreprises, autres) c : l’épargne.

En raison du mécanisme de création monétaire en cours, tout euro existant (10% fiduciaire et 90% scriptural) est créé à l’occasion d’un emprunt.

Tout euro est donc de la dette  déguisée en avoir, faux avoir qui passe de poche en poche, finit par s’accumuler dans certaines au détriment d’autres. Un euro, c’est un symbole à deux faces, un faux avoir détenu par un gagnant et une vraie dette portée par un perdant. Si j’ai 6000 euros sur mon compte, ça veut dire qu’en face des gens ont 6000 euros de dette. L’espèce humaine a réussi ce tour de force : toute richesse comptable est équilibrée par une pauvreté comptable. (En ce monde où les carottes poussent sans qu’il soit besoin de tirer sur les fanes, on doit pouvoir imaginer/inventer mieux ….)

L’épargne, libellée en euros, c’est donc de la dette. L’épargne de Dupond, c’est la dette de Durand. L’épargne, c’est de l’argent-dette qui est passé de la poche des perdants dans la poche des gagnants (vive la compétition ! …). 12000 milliards d’épargne, ça veut dire 12000 milliards de monnaie-dette passés de la poche des perdants (état, entreprises, personnes …) dans la poche des gagnants (j’ai des noms  ;) ).

Les échanges peuvent … parfois … permettre un flux inverse, des gagnants vers les perdants, permettant aux perdants de rembourser un peu de leur dette, et,  c’est très important par rapport à ce qui va suivre : après avoir créé un peu de richesse physique (!!).

Rembourser la dette publique à partir de l’épargne des gagnants, c’est rendre impossible le remboursement de 1200 milliards de dette privée des perdants.

Rembourser la dette publique à partir de l’épargne, c’est détruire de la monnaie sans avoir auparavant créé de la richesse physique (!!).

Rembourser la dette publique à partir de l’épargne (impôt  massif one shoot), c’est une destruction monétaire massive, c’est au sens de Diafoirus effectuer une saignée en espérant que le vider de son sang sauvera le malade.

Ça peut donner l’illusion d’un assainissement, mais en fait c’est rendre l’économie exsangue, au sens premier du terme.

Par contre

L’impôt sur la fortune pour financer des travaux peut être désagréable pour certains, mais c’est activer ( de force) le flux inverse dont je parlais plus haut, mais aussi ça n’a pas cet effet pervers de destruction monétaire sans  construction matérielle préalable, mais aussi, c’est permettre à des PME de rembourser leur dette.

Mais ce n’est pas non plus la solution.

On peut réfléchir mille ans à la façon de mettre des noix sur un bâton, ou à la façon de vivre sainement dans un système monétaire malsain, ce sera vain. C’est le système monétaire qu’il faut changer, de fond en comble.

Et la réflexion de gouvernements munis de neurones opérationnels devrait porter sur : Quel nouveau système ? Quelle transition sans cataclysme ?

Au lieu de ça, on voit nos énarques proposer l’austérité et se tourner en prière vers les dieux  pour implorer un point de croissance, Oï aristoï, l’élite, les représentants du peuple, qui sabrent dans le social pour le sauver du dermier dans lequel ils l’ont mis. Pas pourris : Nuls."

par Ana Sailland le 2 octobre 2014 at 09:12 sur la page pourquoi il ne faut pas rembourser la dette publique du site d'etienne chouard.     

collectif pour un audit de la dette publique

le collectif pour un audit de la dette publique propose un texte de référence dont j'ai extrait 3 passages :

"(...) La crise provient pourtant de la montée des inégalités, de l’endettement privé et de l’irresponsabilité de la finance ; aucunement des dépenses publiques, dont la part dans le PIB n’a pas augmenté depuis 20 ans. La dette publique résulte des politiques néolibérales menées depuis trente ans. Plusieurs facteurs peuvent déjà être identifiés, même si leurs contributions relatives sont à préciser : les cadeaux fiscaux et sociaux consentis aux riches et aux grandes entreprises, les taux d’intérêt élevés consentis aux prêteurs, les crises financières et bancaires, le fleurissement des paradis fiscaux et la mise en concurrence des législations fiscales des États, l’évasion fiscale des entreprises multinationales et des grandes fortunes. Pourtant les gouvernements des Etats de l’Union européenne, la Commission, la Banque centrale et le FMI prétextent le poids de la dette publique et la pression des marchés pour réduire encore les budgets sociaux et les investissements publics par des politiques d’hyperaustérité qu’ils veulent graver dans les constitutions nationales et dans les textes européens avec «  la règle d’or ». (...)

(...) Les intérêts de la dette française ponctionnent aujourd’hui près de 50 milliards d’euros chaque année sur les finances publiques. (...)

(...) Aujourd’hui, au plan national et dans les collectivités territoriales, toutes les catégories de dépenses publiques sont discutées et rabotées : retraites, emplois publics, dépenses de santé et de solidarité, investissements, … Toutes sauf une : la charge de la dette publique. Tout se passe comme si les droits des rentiers étaient seuls indiscutables, à la différence des droits des retraité-e-s, des élèves, des malades ou des générations futures. (...)

leur mobilisation pour un audit sur la dette publique comptabilise déjà 63500 signatures ...

 

données

essayons de synthétiser les données sur cette fameuse dette publique :

- ci-contre l'évolution de la dette depuis 1974, atteignant 1700000000000€ en 2012 !

- la part des services publiques n'a pas augmenté dans le PIB depuis 20 ans

- les intérêts de la dette s'élèvent chaque année à 50 000 000 000 €.

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Evolution dette publique site chouard

Evolution dette publique site chouard

 

dette de l'unedic

depuis 1973, la Banque de France a abandonné son rôle de service public et l’État a ainsi transféré son droit régalien de création monétaire sur le système bancaire privé qui prête, mais avec intérêt !

Ainsi entre le début des années 1980 et la fin 2006, nous avons payé 1142 milliards d’euros d’intérêts, soit plus que le montant de la dette que l’État a contracté dans la même période, soit 913 milliards.

En d’autres termes, si nous n’avions pas eu à payer ces 1142 milliards d’intérêts, nous n’aurions pas eu à emprunter 913 milliards d’euros, et nous aurions pu également rembourser les 229 milliards d’euros de dette publique de 1980

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Dettes intrtsetsans

extrait de la page histoire de dettes