sur les semences

la liberté des paysans africains bafouée

« Le 28 février 2002, est entré en application l’accord révisé de Bangui que gère l’organisation africaine de la propriété intellectuelle (AOIP). Cet accord empêche les agriculteurs de réutiliser une partie de leurs récoltes de semences pour replanter. Le système, prôné par l’organisation mondiale pour la production de nouvelles variétés de plantes (UPOV) et l’organisation mondiale de la propriété intellectuelle (WIPD), protège les intérêts des compagnes multinationales et de l’agriculture industrielle. Des droits exclusifs sont accordés à ceux qui développent des variétés de plantes nouvelles, stables, distinctes et uniformes. Ils excluent les variétés traditionnelles et les savoirs qui vont avec, même si ces dernières sont à l’origine des variétés modernes il faudra donc que les agriculteurs payent des royalties pour des variétés protégées les effets de telles dispositions sont déjà bien connus dans les pays industrialisés : érosion génétique, perte de savoirs traditionnels, privatisation accrue de la recherche agronomique et concentration de l’industrie des semences dans les mains de quelques multinationales. »

La garance voyageuse, n°58 été 2002, p.2